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Ce blog n'est pas un livre construit mais un ensemble de touches d'émotions ou de réflexions nées de quelques années de parcours professionnel et amical dans trois pays du Sud essentiellement : Haïti, Congo RDC et le Sénégal. Vos commentaires sont bienvenus autour de ces textes sans prétention. Juste un partage pour aussi faire découvrir de belles histoires au Sud et des moins drôles. Et n'oubliez pas de cliquer sur "plus d'infos" pour voir la suite de chaque billet !

lundi 30 juillet 2012

AGRICULTURE URBAINE : ET SI NOUS NOUS NOURRISSIONS NOUS-MÊMES EN VILLE ?


INTRODUCTION
Un jardin partagé à Villejuif à la Maison Pour Tous Jules Vallès
Bonne nouvelle : l'agriculture urbaine se développe bien et c'est tant mieux puisqu'elle crée du lien social dans les villes, permet aux habitants de se nourrir au moins partiellement avec des produits dont ils connaissent la qualité. En prime et en cas de surplus, cela peut permettre d'alimenter les centres d'aide aux personnes en difficulté.  Et elle a de multiples autres bienfaits. Nous prendrons d'abord comme exemple ce qui se passe au Québec, au Royaume Uni, aux Pays-Bas. Puis nous ferons quelques réflexions sur l'intérêt de cette pratique et ces inconvénients. Nous reviendrons sur ce qui se fait en France. En dernier lieu, nous donnerons quelques indications pratiques pour mettre en oeuvre une réelle agriculture urbaine au profit des populations.


EXPÉRIENCES D'ICI ET D'AILLEURS
CE QUI SE PASSE AU QUEBEC



Montréal : l'agriculture urbaine, nourrir et verdir la ville ? from Alter-Echos on Vimeo.




UNE EXPERIENCE REMARQUABLE EN ANGLETERRE
Là, je suis bluffé ! L'action est tellement avancée ! Il faut entendre avec quel enthousiasme les gens de cette ville en parlent ! 


L'AGRICULTURE URBAINE : CONCEPTS

Le concept d'agriculture urbaine prend de multiples formes : jardins ouvriers ou familiaux, jardins partagés mais aussi jardins privés individuels, prêt de jardins. D'autres forment sont en train de naître. En aval, pour la commercialisation, il y a les trocs verts.

Les jardins familiaux
Les jardins ouvriers ou familiaux (1), qui remontent au 19ème siècle sont des jardins individuels mis à disposition, à l'origine pour que les déplacés de l'exode rural retrouve un peu leur terre et aient une alimentation saine. La démarche d'octroi (par les municipalités, sur incitation des curés et des médecins) était très paternaliste. On a d'ailleurs longtemps appelé ces jardins "champ des pauvres" ou "clos des pauvres". La crise économique des années 30 favorise la création de nouveaux jardins de même que la guerre 39-45. Il y aura déclin dans les années 60 à cause de l'urbanisation galopante. Il faudra attendre les années 80 pour une reprise du mouvement.
L'appellation de "jardins familiaux" fut officiellement adoptée le 26.07.1952 dans la loi destinée à codifier les normes relatives aux jardin familiaux. Cette même loi prévoyait également l'exonération de l'impôt foncier.
L'inconvénient est que les jardins familiaux ou ouvriers ne bénéficient généralement pas de politique d'animation et de stratégie globale. Il existe quelques règles (limitation des pelouses, interdiction de vendre la production par exemple) mais pas de choix stratégiques, sur le bio entre autres. On ne note pas d'extension significative récente des jardins ouvriers ou familiaux et ceux qui les détiennent tendent à s'accrocher à leur bout de terrain, ce qui fait que les jeunes et les nouveaux habitants y ont un accès quasiment nul.

Les jardins partagés
Le site du réseau des jardins partagés nous en donne la définition (2) : "Un jardin partagé est un jardin conçu, construit et cultivé collectivement par les habitants d’un quartier ou d’un village. Ces jardins se fondent sur des valeurs de solidarité, de convivialité, de lien et de partage entre les générations et les cultures, qui figurent dans la Charte des Jardins en Partage. Produire ensemble légumes, fleurs, fruits, aromatiques, médicinales..., leur donne une saveur particulière et c’est une ressource bien utile en ces temps de crise. Un jardin partagé ne se décrète pas, il prend tout son sens parce qu’il répond aux attentes et aux besoins des habitants d’un lieu. Réunis en association les habitants gèrent le jardin au quotidien et prennent les décisions importantes collectivement. En ce sens chaque projet est unique par son aménagement et son fonctionnement".
Les jardins fonctionnent généralement suivant une charte(3) que les membres se donnent. Et selon la définition on en trouve plusieurs types. Mais ils ont des points communs : il n'est pas nécessaire d'être un spécialiste du jardinage pour y participer ; on y prohibe l’usage des pesticides et on y encourage les jardiniers à expérimenter des techniques de paillage, de compost, des plantations d’engrais verts… Ils sont près de l'habitat ; le jardin est ouvert au grand public.
Les lieux de culture peuvent être fortement diversifiés : toits d'immeubles, terrains vagues dans une ville, terrains spécifiques confiés par une municipalité, bordures d'immeubles de bailleurs sociaux. L'appui d'une municipalité ou d'une collectivité locale fait souvent bien avancer les projets. Parfois même ce sont les collectivités locales elles-mêmes qui, lors de nouvelles constructions, intègrent des espaces spécifiques sur les toits ou aux abords.
La finalité de la production peut aussi être variable : approvisionner les jardiniers eux-mêmes en fruits et légumes mais aussi, ravitailler un organisme social (Restos du coeur, Secours Populaire, ...)

La "Guerilla Gardening"
Une forme d'agriculture moins connue est la "guérilla gardening" (GG). L'histoire de la GG est bien détaillée sur la page http://www.guerilla-gardening-france.fr/wordpress/guerilla/origines/ . Les actions connues de populations voulant récupérer des terres pour leur survie remontent au 17ème siècle. Mais le concept de guerilla gardening  a été inventé par Liz Christy en 1973 : elle planta avec ses amis, les pieds des arbres et les interstices de leur quartier à New York. La ville en déconfiture, ils créèrent un jardin partagé après un an de nettoyage de 90m2 de terrain abandonné. Une trentaine de jardiniers s'en occupent encore et la "Green Guerillas" existe toujours. 
Les actions de GG ont souvent eu une dimension politique : au Brésil quand elles sont menées par le Mouvement des travailleurs ruraux Sans Terre (MST), en Afrique du Sud contre l'attribution des terres au temps de l'apartheid, en Palestine pour protester contre le Mur de la honte mis en place par Israël.
Dans les pays occidentaux, l'action est plus écologique : mettre le plus de vert possible dans les villes ! Là où les collectivités sont réticentes à céder des terrains, les partisans de "Guerrilla gardening" agissent avec des "seeds bombs" (boules de semences ou bombes de graines) qu'ils dispersent un peu partout sur les terrains libres. Les promoteurs estiment aussi que même si des municipalités sont ouvertes au jardinage en ville, le fait de voir que les plantes poussent déjà peut les inciter à octroyer des terrains aux nouveaux jardiniers urbains !
Les bombes de graines, astucieuses, sont composées de graines mélangées, enrobée dans de l'argile. On trouvera sur la page http://www.guerilla-gardening-france.fr/OUTILS/ gadget.html , en bande dessinée, la manière de faire des bombes de graines. Le dosage recommandé est le suivant : 5 doses d'argile rouge 3 doses de compost organique sec ; quelques graines par bombe de graine ; 1-2 doses d'eau. La technique est dérivée du savoir de Masanobu Fukuoka, le père de l’agriculture naturelle du non-agir.

Incroyables comestibles
Todmorden a engendré un mouvement qui s'intitule "Incredible edible" traduit en français "incroyables comestibles" une expression pas si jolie ! Les promoteurs expliquent que c'est "une démarche entreprise librement par des habitants souverains qui ont souhaité se relier entre eux par la pratique de la culture locale des fruits et légumes, et le partage de leur récolte. Elle vise à rendre les territoires auto-suffisants pour leur alimentation par la production locale dans le partage avec des pratiques respectueuses de l’environnement"(4). Les promoteurs insistent sur le fait que le mouvement change les rapports sociaux à l'intérieur de la ville, créée un dynamique vertueuse qui à terme se transformera en économie vertueuse. Chacun devient « attentif pour lui-même, pour les autres, et pour le bien commun et son écosystème, quel que soit son âge, ses convictions personnelles ou sa situation sociale ». La caractéristique de ce mouvement et de cultiver des fruits et légumes que les populations peuvent cueillir gratuitement les fruits et légumes dans les villes où ils sont produits. Joli, non ?

Les prêts de jardins
C'est tendance ! Bien des personnes ont des jardins mais n'ont pas le temps de s'en occuper ou sont trop âgés pour le faire tandis que dans des HLM peuvent vivre des personnes qui ont des savoirs et du temps pour jardiner ! Et si on faisait se rencontrer ces personnes ? C'est le but de sites comme pretersonjardin ou plantezcheznous. Mais la mise en relation peut aussi bien être faite par échanges associatifs dans une commune : tout le monde n'utilise pas encore Internet !
Les propriétaires prêtent leur jardin, leurs outils et assurent de mettre l'eau à disposition. Le jardinier  s'engage à ne pas gaspiller l'eau et à mettre le jardin en valeur tout en faisant de l'agriculture raisonnée. Ici on ne parle pas nécessairement d'agriculture bio, ce qui est pourtant préférable ! Généralement, les relations ne sont pas formalisées mais les deux parties doivent s'entendre sur les résultats attendus. Par exemple, le propriétaire peut souhaiter avoir  de la récolte ou l'entretien complet du jardin. Le jardinier peut aussi dire quelle partie il souhaite de la récolte. La plupart du temps la relation se fait sans parler d'argent.

Le troc vert
Encore une initiative de l'économie solidaire, sympathique s'il en est ! Le troc vert a son site : http://www.trocvert.fr/ . Une manifestation nationale a lieu tous les ans à Montreuil, mélange d'échanges de plantes, de musique de convivialité. Cette manifestation a fait des petits en d'autres lieux de France.






Il existe en fait deux formes de "trocs verts" : celle qui est pratiquée à Montreuil (une journée festive d'échanges de plantes) et une forme que nous avons identifiée au Québec (encore !). Les Québécois appellent cela "Plant catching". Les échanges se font sur un site internet. Donateurs et chercheurs s'y retrouvent toute l'année et indiquent les plantes données ou recherchées. La référence du site est indiquée sous la rubrique POUR EN SAVOIR PLUS / QUEBEC. Le site permet d'échanger des plantes mais aussi des semences, des outils de jardinages, des fruits et légumes produits etc. Sans argent !

L'AGRICULTURE URBAINE : UTILITÉ SOCIALE


Cette nouvelle agriculture urbaine est porteuse de beaucoup d'espoirs en cette période de crise qui frappe bien des populations pauvres de nombreux pays, au Nord comme au Sud. On peut voir dans ces nouvelles pratiques d'agriculture urbaine les avantages suivants :
1. Renforcement des liens sociaux entre les communautés d'une ville, quelles que soient leurs origines, leur classe sociale, leur religion ; ensemble les personnes ont un projet commun ;
2. La dépense en carbone diminue et l'environnement de la ville s'oxygène ;
3. Les familles mangent mieux et savent ce qu'elles mangent ;
4. Lorsque les produits sont en libre cueillette ou avec les jardins familiaux, la dépense des familles se réduit !
5. La connaissance de l'agriculture biologique s'étend et les familles prennent conscience de l'importance de la qualité de leur nourriture ;
6. Les villes s'embellissent : des légumes associés à des fleurs sont plus jolis que des terrains vagues, des pelouses desséchées ou des morceaux de terrain en friche ;
7. Les organismes de soutien aux démunis peuvent offrir des légumes et des fruits à ces derniers. 

Une question est parfois posée : "Mais que deviennent les commerçants de fruits et légumes de la ville ?" Ne risquent-ils pas de perdre du chiffre d'affaires ?  Soyons réaliste dans le raisonnement : on estime que pour nourrir une famille de 4 personnes, il faut 8 mètres carrés de potager. Pour une ville de 50 000 habitants comme Villejuif où j'habite soit 12 500 familles (à la louche !) il faudrait 100 000 m2 soit 10 hectares pour nourrir tout le monde. Une telle superficie n'est pas facile à trouver en ville ! D'autant qu'avant que les superficies cultivées donnent leur pleine production, il s'écoule nécessairement du temps. Les variations climatiques ajoutent aux aléas. 

Un dernier avantage de l'agriculture urbaine est de permettre aux populations de manger des fruits et légumes qu'on ne trouve plus dans le commerce ou des plantes exotiques dont peuvent être friandes certaines communautés. Eh oui, on peut faire pousser l’amarante ou la citronnelle ou le moringa en région parisienne ! Encore faut-il résoudre la question de l'approvisionnement en semences.

DES SEMENCES POUR L'AGRICULTURE URBAINE

Mieux vaut ne pas s'approvisionner dans les hypermarchés que vendront généralement des semences hybrides, par définition non reproductibles. Les jardiniers dignes de ce nom savent conserver leurs semences. Il est donc possible d'organiser un système d'échanges local de semences.
En France, nous devons reconnaître l'opiniâtreté de Kokopelli, producteur de merveilleuses semences, s'obstinant malgré une législation peu favorable, à produire des semences de qualité. KOKOPELLI fait un énorme travail de plaidoyer pour le droit à la production de semences. Et ils en payent le prix avec les procès qui leur sont faits par les multinationales. Mais, sur ce qui nous intéresse, KOKOPPELLI diffuse des semences très variées à des prix raisonnables. L'association entretient également tout un réseau de parrains de semences qui prennent l'engagement de produire des semences pour tel ou tel produit et de les rétrocéder à KOKOPELLI. L'association soutient également des producteurs du Sud. Enfin KOPELLI diffuse une ouvrage très complet (mais cher : 55 euros et 3 sachets de graines pour 55 euros) sur les semences. En 848 pages, c'est une véritable Bible de l'agriculture biologique.
Une stratégie possible dans les villes qui veulent développer l'agriculture urbaine serait de créer des points de vente des semences KOKOPELLI.

ET EN FRANCE ?
Les expériences sont nombreuses, pourtant mal connues. On trouve tous les types d'agriculture urbaine décrits ci-dessus, mais souvent à petite échelle. Nous avons décrit les opérations de troc vert à Montreuil qui ont fait des petits. Nous avons parlé aussi des jardins familiaux. Les jardins partagés ont leur site : http://jardins-partages.org/ . Même chose pour guerilla gardening en France : http://www.guerilla-gardening-france.fr/. Deux sites organisent les prêts de jardins. Etc.
Il y a un réel mouvement  en France pour le développement de l'agriculture urbaine. Même les agronomes se prennent au jeu.

L'expérience d'Agroparistech
Agroparistech est la grande école d'agronomie française. Les ingénieurs travaillent pour une agriculture sur les toits, en plein coeur de Paris.

On se réjouit de la volonté d'Agroparistech de diffuser son expérience. L'ennui est qu'en France toutes les expériences restent atomisées au lieu de se réunir dans un immense mouvement qui s’appellerait "agriculture urbaine". Chaque formule peut jouer sa partition dans la construction d'ensemble.

ET AU SUD ?

Dans les pays du Sud comme au Nord, l'agriculture péri urbaine s'est fortement développée. Mais la croissance de l'urbanisation la réduit chaque jour un peu plus, au profit d'habitations ou de grands travaux d'aménagements routiers.
Vu l'accroissement des villes dans les pays du Sud, le développement de l'agriculture urbaine aurait un grand intérêt. Et il y a de grandes possibilités : d'une part parce que les collectivités locales ont rarement les moyens d'entretenir les espaces verts, souvent laissés en friche. Dans le même temps, je me souviens qu'à Kigali au Rwanda, dans les années 90, les terrains libres en ville étaient mis en culture par les habitants, pour du haricot, du sorgho, ce qui m'avait inspiré lorsque nous avions construit le siège des Banques Populaires : plutôt que de planter des fleurs dans le jardins, nous avions mis des avocatiers, du maïs, du sorgho, du mil et les employés se servaient au moment de la récolte.  Un ami qui travaille sur des projets à Bamako m'explique que cette agriculture urbaine est très développée. Courrier International du 24 février 2012 écrivait :"Rien qu’en Afrique subsaharienne, la part de la population qui exploite des cultures en ville est passée de 20 % il y a vingt ans, à près de 70 % aujourd’hui. Et d’ici 2020, l’alimentation de quelque 40 millions d’Africains dépendra exclusivement des cultures vivrières qui pousseront dans les centres urbains". 
Tant mieux ! Il y a là un vrai potentiel à encourager puisque les populations ont compris l'intérêt de l'agriculture urbaine ! Mais ce n'est pas dans toutes les villes du Sud que les pouvoirs publics apprécient la démarche. C'est là que guérilla gardening peut avoir aussi son effet.
Une interrogation cependant doit dominer la réflexion : les systèmes d'assainissement et de traitements des déchets ne sont pas souvent performants dans les grandes métropoles des pays du Sud. Des zones entières sont polluées par les métaux lourds, les inondations fréquentes, les rejets des usines etc. Les administrations devraient donc veiller à autoriser l'agriculture urbaine sur des lieux sains.
Enfin, cette agriculture urbaine est souvent limitée par l'absence de statut foncier. Donc les urbain veulent bien faire du maraîchage mais se refusent à planter des arbres, par peur de tout perdre.

NOTES
(1) Les informations sur les jardins familiaux proviennent de :  http://jardins-familiaux.pagesperso-orange.fr/
(2)  http://jardins-partages.org/
(3) http://jardins-partages.org/telechargezmoi_files/charte.pdf
(4) http://www.incredible-edible.info/?p=1

POUR EN SAVOIR PLUS

GUIDES POUR CULTIVER
1. Se débarrasser écologiquement des petites bêtes (Québec) : http://www.equiterre.org/sites/fichiers/divers/Guide_pratique_trucs_conseils_horticulture.pdf

DANS LE MONDE
Un panorama de ce qui se passe dans le monde en agriculture urbaine  (en anglais) : http://www.cityfarmer.info/
Sur Masanobu Fukuoka, le père de l’agriculture naturelle du non-agir : http://jardinpotagerurbain.wordpress.com/2009/03/12/masanobu-fukuoka/

EN FRANCE

Le site, à visiter  de Guerilla gardening (en France !) : http://www.guerilla-gardening-france.fr/
Le triangle vert dans l'Essone : http://www.trianglevert.org/spip.php?rubrique43
Réseau des jardins partagés : http://jardins-partages.org/
Jardin nomade, Paris 11 ème : http://www.qsb11.org/Projets/Jardin/
Veille sur l'agriculture urbaine : http://agriurbain.hypotheses.org/2514
Un article intéressant : des techniques d'implantation et des exemples en France : http://jardinpotagerurbain.wordpress.com/2009/03/07/guerilla-gardener-les-guerilleros-du-jardinage/
Le laboratoire d'urbanisme agricole : http://www.lua-paris.com/
Quand la mairie de Paris met fin à une belle expérience : http://www.trianglevert.org/spip.php?rubrique43
Présentation du jardin partagé (par "Vert le Jardin", Bretagne) : http://www.vertlejardin.infini.fr/IMG/pdf/Argumentaire_.pdf
Sur les jardins ouvriers ou familiaux : http://jardins-familiaux.pagesperso-orange.fr/ ou encore le site de la fédération nationale : http://www.jardins-familiaux.asso.fr/
Incredible edible / incroyables comestibles : http://www.incredible-edible.info/?p=200#more-200
Les prêts de jardins : http://www.pretersonjardin.com/ ou http://plantezcheznous.com/
Entraide et conseil : http://entraide.consoglobe.com/entraide-jardinage-1138/
Troc vert : http://www.trocvert.fr/
Histoire des jardins familiaux : http://www.jardins-familiaux.asso.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=42&Itemid=148

EN ANGLETERRE
Une magnifique expérience en Angleterre : http://www.rue89.com/rue89-planete/2012/07/30/un-potager-citoyen-et-gratuit-pour-tous-pas-si-fous-ces-anglais-233804
Sur Todrmorden :http://www.incredible-edible-todmorden.co.uk/

SUR LE QUEBEC :
Portraits de Québécois passionnés : http://www.webdeterre.tv/tv/#/?watch=58
Site de promotion de l'agriculture urbaine : http://agriculturemontreal.com/
Guide pour faire un jardin sur un toit (Québec) : http://rooftopgardens.ca/files/GUIDE_web_Todd_26avr07.pdf
Diverses expériences : http://www.cityfarmer.org/manon.html
Sur l'historique de l'agriculture urbaine à Montréal : http://vertigo.revues.org/10445
Beaucoup d'infos sur ce qui se fait à Montréal et comme démarrer son jardin : http://agriculturemontreal.com/demarrer-son-jardin
Un jardin potager qui dérange : http://www.lepotagerurbain.com/
Plant catching : http://plantcatching.com/fr/about

EN ALLEMAGNE
Le projet infarming: http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/66036.htm

AGRICULTURE URBAINE DANS LS PAYS DU SUD
Un ouvrage collectif de 2004 : http://www.ruralfinance.org/fileadmin/templates/rflc/documents/1185305082756_devpt_durable_et_agricult_afrique.pdf
Guide pratique pour travailler avec les organisations de producteurs urbains et périurbains à faible revenuhttp://www.fao.org/docrep/010/a1177f/a1177f00.htm
Magazine de l'agriculture urbaine : http://www.ruaf.org/node/825

TECHNIQUES ET OUTILS DE L'AGRICULTURE URBAINE
http://jardinpotagerurbain.wordpress.com/2009/03/12/masanobu-fukuoka/
Faire son lombricomposteur (vidéo) : http://lejardinierurbain.wordpress.com/page/24/


1 commentaire:

  1. Alors que le ciel est plutôt noir au-dessus de ma tête, et que, parfois, un nuage capricieux déversait son eau avec colère, je me suis promenée dans toutes ces allées parfumées, sans même quitter ma salle-à-manger. J'en reviens avec des souvenirs d'enfance, alors que j'allais chiper une tomate au potager, en rentrant de l'école, mais aussi des fleurs plein les yeux, et des chants d'oiseaux qui enchantent encore mes oreilles.

    Figure toi Bernard, que j'ai un petit morceau de pelouse, devant ma salle-à-manger et devant les 2 chambres. Le morceau devant la cuisine (côté droit de l'appartement) appartient à la personne qui vit au-dessus. Mon petit coin est bien vivant. Les abeilles butinent sur les lavandes, la sauge et le thym.
    Les escargots viennent manger mon persil, et le soleil grille ma ciboulette. Hier soir, en rentrant de promenade,j'y ai croisé un petit hérisson, qui a semblé épouvanté de me voir arriver. Côté cuisine, ce sont surtout les fleurs qui dominent, avec par-ci un plan de rhubarbe, par-là un plan d'oseille, ainsi que des arbustes de romarin et du laurier.

    Côté gauche de l'appartement, la pelouse est séparée par une haie, et derrière cette haie, devine quoiqu'il y'a......d'autres voisins, des inconditionnels du foot devant la télé. J'ai donc droit à une pelouse de foot, eh oui. Pas une seule mauvaise herbe ne doit franchir la haie.....alors que chez moi, il y a pâquerettes, boutons d'or et pissenlits, qui, malheureusement, passent de temps à autre sous la tondeuse.

    Il y a quelques années, j'avais décidé de mettre des plants de tomates, qui ont bien donné, et qui faisaient bien leurs 2 mètres de haut. J'avais des tomates durant tout l'été, des coeurs de boeuf et des cerises. Qu'est-ce que je n'avais pas fait là, le syndic a vite été averti et je n'ai plus jamais recommencé.

    Il faut dire que mes voisins et moi n'avons pas les mêmes goûts. Ils sont plutôt fleurs en plastique, et bacs d'arbustes en plastique. Je te garantis ce n'est pas une blague.
    Ils ont même réussi à faire disparaitre une autre haie, afin d'agrandir la pelouse foot.
    D'ailleurs, depuis la dernière replantation de pelouse foot, plus un seul gosse n'a le droit d'y jouer.....même au foot.

    Bonne soirée Bernard.
    Cordialement,
    Chantal.

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